Dans le contexte de la gestion des effluents agricoles, les citernes souples sont devenues un outil incontournable pour le stockage temporaire des lisiers, digestats et eaux de lavage. Leur rôle n’est pas de préparer un flux vers le digesteur, mais bien de stocker les effluents en attente d’épandage, dans le respect du plan d’épandage réglementaire.
Moins coûteuses qu’un ouvrage béton, faciles à installer et à déplacer, ces cuves souples offrent une solution flexible pour les périodes où les conditions climatiques ou administratives interdisent le déversement sur les parcelles.
Cependant, au fil des semaines, un phénomène naturel s’y produit : la décantation. Les matières solides se déposent au fond, la phase liquide remonte, et la qualité du mélange se dégrade.
Maintenir une homogénéisation régulière est donc primordial pour éviter les problèmes de vidange et de pertes de volume à terme.
Sur le terrain, de nombreux agriculteurs ont cherché des méthodes simples pour « remuer » les effluents sans vidanger la citerne. Certains roulent sur la bâche avec un quad, d’autres la soulèvent avec un godet de tracteur, ou encore marchent dessus pour créer des vagues. Ces pratiques témoignent d’une réelle compréhension du problème, éviter la sédimentation, mais elles comportent plusieurs limites.
Marcher ou circuler sur une bâche, même conçue pour supporter une déformation, fragilise son enveloppe et accélère l’usure du matériau. La sécurité de l’opérateur est également en jeu : le risque de glissade ou d’enfoncement est réel. Surtout, l’agitation ainsi produite reste très superficielle et ne permet pas de remettre en suspension la fraction solide accumulée au fond de la citerne.
Pour garantir une homogénéité durable, il est donc préférable d’adopter une solution d’agitation par recirculation hydraulique, plus sûre, maîtrisée et efficace.
Le principe de la recirculation des effluents consiste à aspirer le liquide au centre de la citerne, en partie basse, pour le refouler à forte vitesse vers plusieurs points de sortie situés aux quatre coins de la bâche. Ce mouvement interne génère un brassage complet du volume stocké, permettant de maintenir les matières solides en suspension et d’empêcher la formation de dépôts.
Ce système, conçu sur un schéma fermé, ne nécessite ni agitateur mécanique ni élément immergé. Il peut être automatisé ou piloté manuellement selon les besoins de l’exploitation. En programmant des cycles d’agitation réguliers, le producteur garantit un effluent toujours homogène et prêt à l’emploi le moment venu, sans intervention physique risquée sur la bâche.
Par ailleurs, cette technique améliore la qualité du flux lors de la vidange pour le remplissage de la tonne avant l’épandage.
Pour assurer cette recirculation, le cœur du dispositif repose sur l’utilisation d’une pompe centrifuge auto-amorçante. Celle-ci présente un avantage déterminant : elle permet d’amorcer une conduite d’aspiration horizontale ou partiellement enterrée, souvent colmatée par les dépôts. Grâce à son système d’auto-amorçage, la pompe peut relancer le flux sans assistance manuelle, même après une période d’arrêt.
Installée en surface, elle reste facilement accessible pour la maintenance et élimine les risques d’intervention sur des équipements immergés. Sa conception robuste est adaptée aux liquides chargés, tout en garantissant une circulation continue sans phénomène de cavitation ni de désamorçage.
Cette technologie offre donc une solution d’agitation performante, durable et simple à maintenir, adaptée aux contraintes des exploitations agricoles modernes.
De plus, cette technologie auto-amorçante peut être pilotée par une motorisation électrique mais aussi par une prise de force de tracteur ou un moteur thermique. C’est donc une solution très intéressante dans le cas de citernes souples installées sur des sites déportés.
Un atout technique et réglementaire pour les exploitations agricoles
Mettre en place un système d’agitation automatisé dans les citernes souples, c’est avant tout sécuriser la qualité du stockage temporaire des effluents avant épandage. En maintenant leur homogénéité, l’agriculteur facilite leur transfert vers les tonnes à lisier, assure le volume utile initial de la citerne souple, améliore la répartition des nutriments sur les sols et réduit les interventions manuelles.
Au-delà de la seule efficacité opérationnelle, cette solution s’inscrit pleinement dans le cadre réglementaire du plan d’épandage, qui impose des pratiques respectueuses de l’environnement et des conditions strictes de stockage.
Adopter une approche hydraulique maîtrisée, fondée sur la recirculation et la pompe auto-amorçante, c’est donc concilier durabilité, sécurité et performance économique, autant d’enjeux essentiels pour une agriculture moderne, raisonnée et autonome sur le plan énergétique.
Gamme de débit jusqu’à près de 900 m3/h - Pression de refoulement jusqu'à 3 bars - Passage libre jusqu’à 76 mm - Différents types de métallurgies et de joints en fonction de l’effluent à relever.
Gamme de débit jusqu’à près de 300 m3/h - Pression de refoulement jusqu'à 6 bars - Passage libre jusqu’à 31 mm - Différents types de métallurgies et de joints en fonction de l’effluent à relever.