Différence entre cavitation, abrasion et attaque chimique sur une roue de pompe centrifuge

Remplacer à l’identique une roue usée est assez simple à réaliser. On contacte le fabricant ou son distributeur local et on commande la même pièce détachée.  
Ne serait-il pas judicieux, avant d’en faire le remplacement, d‘étudier l’origine probable de l’usure de cette pièce pour éventuellement la modifier ou modifier le réseau dans lequel la pompe va évoluer. 
Pour cela, il vous faudra comprendre les différences entre les grandes familles de problèmes affectant une roue d’une pompe centrifuge.

Cavitation, abrasion ou attaque chimique, tels sont les grandes origines des usures prématurées des roues de pompes centrifuges. 
Comment les différencier visuellement ?


Cavitation sur roue de pompe centrifuge

Souvent confondu avec la présence d’air dans la pompe, la cavitation est le passage, pour l'effluent pompé, d’un état liquide à un état gazeux. 

Le différentiel de pression interne à la pompe va créer des implosions d’une telle puissance que la matière à proximité (aubes de roue, volute, plaque d’usure, …) va être grignotée petit à petit. 

Visuellement, la cavitation se focalise sur des zones précises de la roue (entrée ou sortie d’aube) avec des traces d’impact (surface non lisse) plus ou moins importantes en fonction de la dureté de la métallurgie de la roue. 

Les solutions à mettre en œuvre seront principalement à prévoir sur le circuit au travers d’un calcul du NPSH dans les différentes situations rencontrées par la pompe (début et fin de pompage, pic de température, canalisation encrassée, ...).

Son importance est liée à la dureté de la métallurgie en présence mais également de la vitesse de la roue et de l’effluent en contact avec celle-ci.

Contrairement à la cavitation, la roue ayant subi une abrasion présentera une surface lisse et uniforme. Le remplacement de la roue se fera idéalement par une métallurgie plus résistante, voire un revêtement mais également par une réduction de la vitesse de la pompe.

En effet, il s’agit généralement d’une réaction chimique entre l’effluent et la métallurgie de la roue. La composition chimique, la concentration, le temps de séjour, la température sont autant de paramètres qui peuvent entrainer une corrosion plus ou moins rapide de la roue. Le phénomène peut également être difforme lorsque, par exemple, un produit de nettoyage très agressif dans une industrie agro-alimentaire est utilisé et reste stagner dans le fond d’une volute.  La solution serait peut-être de passer avec une roue en inox mais sa dureté face à l’abrasion en sera réduite.


Comme la scientifique sur le lieu d’un crime, il vous faudra investiguer auprès des origines probables de l’usure prématurée d’une roue et mettre en œuvre les solutions qui vous éviteront de remplacer régulièrement une roue par méconnaissance. N’accusons pas trop rapidement la pompe. Essayons de comprendre ce qui est à l’origine de cette usure et apportons-y une solution pérenne. L’expertise de certains fabricants et distributeurs vous permettront de résoudre ces énigmes. 

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