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Le fontionnement et l'efficacité d'un dilacérateur


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Comment fonctionne un dilacérateur et quelle est son efficacité ?

Suivant le dictionnaire Larousse, dilacérer est l'action de « mettre quelque chose en pièce, en morceaux ». Dans l'assainissement, il y a souvent confusion entre broyer et dilacérer mais l'action finale reste la même, à savoir réduire la taille des particules à une taille plus réduite pour éviter que les machines en aval puissent se boucher.

 

Analysons comment fonctionne un dilacérateur et quelle en est réellement son efficacité dans différentes situations ?

 

Dans le domaine du transfert d'eaux chargées tant au niveau industriel qu'urbain,on retrouve principalement le principe de dilacération dans deux machines distinctes, à savoir le dilacérateur en lui-même (terme qui n'est étonnement pas repris dans le dictionnaire) et la pompe dilacératrice. Le principe est fondamentalement le même. Il s'agit d'un arbre tournant à une certaine vitesse et entrainant des couteaux tranchants.

 

Le principe de fonctionnement de ces deux machines

 

Le dilacérateur se compose principalement de deux éléments distincts. Une plaque perforée et une tête de coupe rotative composée de quelques couteaux qui tournent devant cette plaque pour déchiqueter les solides présents dans l'effluent.

 

La pompe dilacératrice présente, en amont de la roue centrifuge, une prolongation de l'arbre reprenant une tête de coupe avec les couteaux. La vitesse de rotation de ces couteaux est donc la vitesse de rotation de la pompe. 

 

Domaine d'application de ces deux machines

 

Le dilacérateur est principalement utilisé sur les boues primaires ou les boues digérées ainsi que les graisses en protection de centrifugeuse ou de pompes à vis excentrée. Il va réduire la taille des particules contenues dans l'effluent en fonction de la taille des trous de la grille en aval et de la vitesse de rotation des couteaux. Il n'est disponible qu'en version entre brides et ne peut être installé dans un poste de relevage.

 

La pompe dilacératrice combine la fonction de relevage d'eaux usées à la fonction de dilacération mais sans le calibrage de la plaque perforée. On peut retrouver cette solution sur des pompes centrifuges, submersibles, en charge ou auto-amorçantes.

 

La plaque perforée qui permet de calibrer les déchets en sortie

 

Le gros avantage du dilacérateur est qu'il peut être équipé de différentes tailles de plaque perforée permettant ainsi de mieux adapter la taille des déchets en sortie de l'appareil. Ce calibrage est réellement le gros avantage du dilacérateur par rapport aux autres solutions existantes.

 

Grande vitesse de rotation

 

Pour la pompe dilacératrice, la vitesse de rotation des couteaux est identique à la vitesse de rotation de la roue de la pompe et donc à la vitesse de synchronisme du moteur (1.500 ou 3.000 tr/min).


Pour le dilacérateur, la vitesse de rotation des couteaux varie habituellement entre 500 et 700 tr/min.
Pour une puissance identique, une vitesse de rotation élevée donnera un faible couple. Ces machines devront donc être entrainées par des puissances moteurs élevés afin de donner le couple nécessaire de dilacération face aux éléments solides contenus dans les effluents industriels et urbains.

 

Si nous prenons l'exemple de la réception de camion hydrocureur pour un débit de 40 à 60 m3/h, un dilacérateur sera équipé d'un moteur d'une puissance de 4 à 5,5 kW tandis qu'un broyeur - voir l'article qui présente les différences entre le broyeur et le dilacérateur - tournant à des vitesses inférieures à 100 tr/min, ne demandera qu'une puissance installée de 1,5 kW.

 

Efficacité de cette solution

 

La solution de dlilacération des effluents est intéressante et efficace lorsque l'effluent est bien défini et partiellement traité en amont.

 

On imagine que la présence de produits abrasifs comme le sable contenu dans les eaux urbaines peut être une source d'usure plus ou moins rapide des couteaux, nécessitant une maintenance régulière pour que la fonction de dliacération soit toujours opérationnelle. Les couteaux vont être moins tranchants, comme peut l'être votre couteau de cuisine ou votre paire de ciseaux. Sans ce tranchant, la lingette, la filasse, le plastique ne sera plus coupé par le couteau mais poussé contre la plaque perforée. Après un certain temps, cette plaque va s'obstruer et demander une maintenance à l'opérateur.

 

Il en sera de même pour les éléments solides importants, tels que les cailloux. Il sera plus que conseillé de placer un piège à cailloux en amont de ces machines, avec toutes les difficultés engendrées par la gestion de ce piège à cailloux.

 

Le dilacérateur est donc une solution à envisager lorsque l'effluent a été prétraité et ne comprend plus de cailloux ou autres éléments solides grossiers ainsi que des particules abrasives.


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