Les refus de dégrillage en entrée de station d’épuration représentent aujourd’hui des volumes toujours plus importants, avec des siccités souvent insuffisantes. Cette situation engendre des coûts élevés d’évacuation et de traitement, ainsi que des contraintes d’exploitation croissantes. Dans ce contexte, de nouvelles solutions plus performantes sont-elles capables d’apporter une réponse réellement efficace ?
Aujourd’hui, la majorité des refus de dégrillage, après compactage, présente encore une teneur importante en matières organiques. Il en résulte un déchet noir, humide, générant une quantité non négligeable de liquide dans le container de réception, sans compter les nuisances olfactives associées.
Les matières organiques et fécales retenues par le dégrilleur ne peuvent être que partiellement extraites, même lorsque l’équipement est doté d’un système de lavage. En pratique, la taille des solides, leur forme irrégulière et leur élasticité empêchent souvent un compactage véritablement efficace. À cela s’ajoutent les graisses contenues dans ces déchets, qui forment progressivement un bouchon que le piston ou le vérin ne parvient pas à déplacer correctement lors des cycles de va-et-vient et de lavage.
Pour améliorer réellement la qualité des refus, l’unité de traitement devrait idéalement intégrer quatre fonctions complémentaires, chacune jouant un rôle précis dans la préparation du déchet final.
Broyage : cette première étape, essentielle, consiste à réduire l’ensemble des solides contenus dans les refus à une taille moyenne de 6 à 10 mm. Ce broyage permet de libérer les matières organiques emprisonnées dans les déchets et de préparer efficacement les étapes suivantes.
Lavage : les déchets broyés sont ensuite dirigés vers un tamis perforé d’un passage libre de 6 mm, parfaitement adapté à leur granulométrie, puis lavés au moyen de rampes d’aspersion. Ce rinçage permet de détacher et de diluer les matières organiques résiduelles.
Séparation : le tamis, équipé d’une vis sans âme, transporte les déchets lavés vers un tuyau de décharge incliné au fil d’un cycle de lavage en va-et-vient. Les matières organiques diluées sont récupérées en partie basse de l’unité, puis réintroduites gravitairement dans le flux à traiter de la station.
Compactage : enfin, les déchets sont compactés dans le tuyau de décharge incliné avant d’être guidés vers un ensacheur ou une benne. Le produit obtenu ressort alors gris, nettement compacté et sec au toucher.
Un coffret de commande équipé d’un automate peut assurer la gestion des cycles de lavage, de la marche avant, de l’arrêt, de la marche arrière, de l’amenée d’eau ainsi que des séquences d’auto-nettoyage du broyeur en cas de bourrage.
Dans un poste de relevage, à la place d’un dégrilleur manuel, le broyeur Diablo va réduire la taille des solides de vos effluents afin que les pompes en place puisse aisément les transférer vers la station d’épuration où les dégrilleurs automatiques pourront les extraire pour les traiter.
Cette unité permet d’atteindre les critères de siccité minimum requis, tout en réduisant le volume de ces déchets de plus de 90 % et les coûts et impacts environnementaux liés au transport à l’incinération qui y sont liés.